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Archive for the ‘Phénomènes de société’ Category
Friday, July 11th, 2008
Terminons cette série d’article sur les mangas par des références d’ouvrages à lire pour les collégiens et les lycéens.

De Gôsho Aoyama, Détective Conan - 56 tomes

De Takashi Hashiguchi, Yakitate Ja-Pan ! - 15 tomes

De Takeshi Obata et Yumi Hotta, Hikaru no Go - 23 tomes
Enfin, le dossier de Savoirs CDI donne de nombreuses autres références, dont des adresses de sites internet. Citons en particulier un site d’Arte et un site conçu comme un guide de lecture.
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Thursday, July 10th, 2008

D’après un spécialiste du manga, Jean-Marie Bouissou, les mangas plaisent car ils sont un produit de pur plaisir; ils combinent la présence de pulsions primitives, la socialisation et la culture liées à l’âge et la catégorie sociale. On y trouve en effet un mélange de plaisir, de violence, de fantasmes de vie et de mort. Les personnes de mangas sont à la fois très caricaturaux, mais différents, et chaque lecteur peut s’y identifier.
Ils plaisent en particulier aux adolescents car ils critiquent souvent le système scolaire. Au Japon, la pesanteur du système scolaire est en effet extrême et les mangas permettent de s’en extraire. Les mangas apportent des images véhiculant des valeurs d’entraide, de camaraderie, de dépassement de soi et de confiance dans la vie.
Grâce aux mangas, c’est tout un pan de la culture japonaise qui s’est ouvert au monde.
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Tuesday, July 8th, 2008
Voici la deuxième partie de notre dossier sur les mangas, tiré de l’article des Savoirs CDI.
Après la deuxième guerre mondiale, les mangas se concentrent autour de quatre types : les histoires de survie d’un groupe d’adolescents dans un monde détruit par les erreurs des adultes, les histoires de robots aux commandes desquels les adolescents sauvent le Japon, les aventures scientifiques et les histoires de confrontation entre valeurs traditionnelles et valeurs importées.

Ces histoires sont souvent dramatiques et finissent mal, car elles reflètent les inquiétudes de la société, préoccupée par un sentiment d’apocalypse après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, l’angoisse de l’avenir et la pollution. Le manga est donc alors un puissant moyen d’expression et de libération par rapport au conformisme ambiant.
Mais dans les années 80, le manga, puissant contestataire de l’ordre, est récupéré par l’idéologie conservatrice à travers un mouvement de censure et d’assimilation culturelle. C’est le début des mangas d’information conformistes. Dans les années 1990, ils abordent tous les aspects de la société mais sont récupérés par les institutions officielles.
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Monday, July 7th, 2008
Vu le développement de la taille des rayons consacrés aux mangas dans nos libraires, il n’est plus possible de faire l’impasse sur ce genre littéraire.
Un dossier paru dans Savoirs CDI a donc attiré notre attention… mais vu la profondeur de ce dossier, nous préférons aborder le sujet sur plusieurs jours.
Voyons donc aujourd’hui l’origine du manga.

Le temps de la lecture d’un manga correspond à celui d’un trajet en transport en commun, de la maison à l’école, au lycée ou au bureau. Au Japon, il est même courant de laisser son manga, lu, dans le train… pour un prochain lecteur.
Le manga est en fait né de l’adaptation d’une influence américaine sur une tradition de texte illustré.
Il est le produit historique de la rencontre entre les comics américains, au début du vingtième siècle et pendant l’ère Shôwa (1926-1989) et d’une très longue tradition de narration mêlant texte et image. C’est Osamu Tezuka (1928-1989), influencé par Walt Disney et reprenant les techniques cinématographiques, qui est censé avoir produit le premier manga en 1947, Shin Tokarajima – La nouvelle île au trésor –, destiné aux enfants, dans le format de petit livre que l’on connaît aujourd’hui. L’influence de Disney se traduit par le style “mignon” des dessins et l’effacement des signes physiques particuliers, les personnages ayant de grands yeux et des cheveux blonds ou bruns indifféremment.
A la fin des années 1950 apparaît le gekiga (images dramatiques), mangas destinés aux adultes avec un style plus réaliste et le traitement de thèmes sociaux ou politiques.
L’après-guerre marque donc la véritable naissance de ce produit culturel populaire qu’est le manga, remarquable par le fait qu’il reflète très précisément les évolutions de la société japonaise, de ses représentations et de ses préoccupations.
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Tuesday, July 1st, 2008
Même les moins de 18 ans peuvent avoir le droit à la parole !

A l’occasion des 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, Dominique Versini, la Défenseure des enfants en France, lance une grande consultation des jeunes sur Internet.
Si vous avez moins de 18 ans et avez des idées sur ce qu’il faudrait changer ou réformer en France, alors cette consultation est pour vous. Connectez-vous sur le site et donnez vos idées, elles seront inscrites dans le Livre d’or de la parole des jeunes et défendues par la Défenseure des enfants.
Le Livre d’or de la parole des jeunes sera remis officiellement le 20 novembre 2009 au Président de la République française et aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
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Tuesday, June 3rd, 2008
Un article paru dans le journal Le Monde la semaine dernière nous expliquent pourquoi les filles battent les garçons à l’école.
Au-delà des explications anatomiques jamais confirmées, il apparaît que les meilleurs résultats des filles sont dûs à leur éducation. En effet, seuls 10% des neurones sont connectés entre eux à la naissance, donc tout ce qui survient ensuite est le fruit de l’éducation.
D’après les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet, les formes de socialisation des filles sont plus conformes aux attentes de l’école (docilité, calme). Les filles prennent aussi plus de plaisir aux activités culturelles classiques proposées par l’école (lecture par exemple) et s’identifient plus facilement aux enseignants, en majorité féminins.
Les résultats des filles dans les domaines supérieurs, plus faibles dans les matières scientifiques, viendraient, eux, de l’imaginaire des métiers que l’on ne juge pas toujours appropriés à la gente féminine.
Pour en savoir plus (références bibliographiques citées par Le Monde) :
“Quoi de neuf chez les filles”, de Christian Baudelot et Roger Establet, Editions Nathan.
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Tuesday, April 22nd, 2008
Sur ce blog, nous vous parlons de temps en temps de la BD en tant qu’art littéraire… Lancement de séries à succès, adaptation de romans classiques, moyen détourné de faire lire nos chers ados…
Au-delà de cette affirmation dans le domaine de la littérature, la BD devient un art pictural. Lors de récentes ventes aux enchères, des originaux d’Hergé ou d’Enki Bilal ont battu tous les records. Ainsi, un original d’Hergé représentant Tintin pour l’album « Tintin en Amérique », estimé à 280.000 Euros, s’est vendu à plus de 760.000 Euros !
Si vous passez par Paris, la prochaine vente de bandes dessinées aura lieu le 22 novembre chez Artcurial. Il s’agira de planches originales de Jean Graton, à l’occasion du 50ème anniversaire de la série Michel Vaillant.
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Monday, April 7th, 2008
Les différents courants porteurs d’espoir se développent actuellement en France.

Après le succès du livre “Passeurs d’espoirs” de l’auteur alors inconnu Laurent de Cherisey, dans lequel il relate les problèmes et solutions rencontrés lors d’un tour du monde familial, c’est l’ensemble du monde des média qui devient sensible aux solutions optimistes trouvées par des Français, peut-être las d’un échec du politique.

Ainsi, l’agence Reporters d’espoir alimente désormais journaux et télévisions en reportages optimistes. Les résultats sont là, les ventes au numéro et les audiences augmentent. L’animateur télé Gérard Klein, depuis longtemps fondamentalement optimiste, vient de publier un livre, “J’ai rencontré des gens formidables”, sur les initiatives d’entraide qu’il a pu rencontrer à travers le monde. L’émission “Carnets de campagne”, sur France Inter, encourage les Français à “dénoncer” leurs voisins à l’origine d’une initiative heureuse.
Et vous, êtes-vous optimiste ?
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Monday, February 25th, 2008
Persepolis : read or watch !

Persépolis restera incontestablement un évènement de l’année 2007.
Marjane Satrapi, née en 1969, a grandi à Téhéran où elle est allée au Lycée Français avant de s’installer en France où elle connaît un grand succès avec ses bandes dessinées. Le premier tome de Persépolis, son autobiographie, sort au début des années 2000. En 2003, elle publie Broderies qui sera nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival d’Angoulême en 2004. Son dernier livre, Poulet aux prunes, y sera couronné en 2005 par le prix du meilleur album.
Persépolis a d’abord été publié en 4 tomes, avant d’être publié en monovolume en 2007. Marjane Satrapi y raconte sa vie dans l’univers poignant et douloureux de l’Iran des années 1980-1990. Persépolis a été vendu à 400 000 exemplaires en France et à plus d’1.2 millions d’exemplaires dans le monde. Son style graphique est plutôt simple, mais son humour et le caractère de ses personnages (j’ai particulièrement apprécié la grand-mère au vocabulaire… vert) ont largement contribué au succès du livre. (Edition L’Association, collection Ciboulette).
Suite à sa rencontre avec Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi a adapté son chef d’oeuvre au 7ème art pour en faire une véritable réussite, obtenant le prix du Jury du Festival de Cannes, et se trouvant maintenant en lice pour l’Oscar du Film d’Animation. A voir rapidement. Le film est sorti en DVD aux éditions TF1 Vidéo.
Si vous souhaitez commander Persépolis, rendez-vous sur Lectures de France.
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Sunday, February 3rd, 2008
Techtonik dance comes to school
eLycée vous parlait il y a quelques semaines de l’invasion de la techtonik chez les adolescents… ce phénomène se confirme !
La techtonik est une danse “électro” qui mélange hip-hop, break et smurf… et cela ressemble à des adolescents agitant les bras comme des moulins ou faisant semblant de se recoiffer. Les danseurs improvisent dans la rue, ou en boîte, des “battle” - combats - seul ou en équipe, pour savoir quel est le meilleur danseur. Le vainqueur fait un “bisou” au perdant.
La techtonik, née d’une marque de vêtements, Tck, originaire elle-même de soirées dans le milieu nocturne homosexuel, s’est transformée en véritable phénomène de société. Elle véhicule des valeurs propres : les jeunes prennent soin d’eux, les fêtes sont sans drogue, sans alcool, sans violence.
Du coup, les grandes marques internationales sont à l’affût : jeux vidéos, chaussures de sport; beaucoup veulent une part du phénomène.
Depuis décembre, un lycée professionnel parisien l’a même mis au programme de ses cours, sous la forme de gestion d’un projet : l’organisation d’une “battle” au sein du lycée.
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